Construire une histoire : les idées

Salut à tous, je suis Meryma Haesltröme. Bienvenue sur la chaîne des auteurs qui en ont dans la plume.

Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle vidéo « astuces et conseils ». Et ce sera la première vidéo d’une série de 3 sur le thème : la construction d’une histoire. Et aujourd’hui nous allons parler des idées.

1. Une idée, c’est quoi et comment la trouver ?

Selon le Larousse, une idée c’est : « une représentation abstraite, élaborée par la pensée, d’un être, d’un rapport, d’un objet, etc. ; concept, notion ».

De là, une idée peut être à peu près tout et n’importe quoi :

– un personnage (femme, homme, enfant, animal, hybride, beau, laid, bossu, aveugle, paraplégique, de petite taille, atteint de macrocéphalie, éternellement jeune etc) ;

– un lieu (enchanteur, effrayant, coloré, sombre, enflammé, recouvert de glace, dans une lointaine galaxie, un vaisseau spatial, une cave, un puits sans fond, un arbre millénaire etc etc) ;

– un objet (une brosse à cheveux, un peigne, un martinet, un téléphone, une lampe de bureau, des clefs, des boucles d’oreille et que sais-je encore).

Bref, une idée c’est tout ce que votre cerveau peut se plaire à imaginer et à combiner les unes avec les autres.

Vous pouvez trouver des idées tout autour de vous.

Mais parfois, vous êtes bloqué et vous ne trouvez aucune idée. Quand vous êtes enfermé dans votre bureau depuis plusieurs jours sans parvenir à avancer sur cet appel à texte qui vous donne du fil à retordre, laissez tomber. Sortez prendre l’air, allez faire un tour à pied, ou à vélo, sortez votre chien, montez à cheval. Et observez. Ouvrez l’oeil. Tendez l’oreille. Mais sans réfléchir, sans chercher à capter ou analyser quoi que ce soit. Laissez votre cerveau au repos et emplissez-vous seulement de sensations. A un moment, peut-être que vous aurez envie de noter ce que vous ressentez, ce que vous voyez, un détail qui vous attire. Faites-le, et continuez l’expérience.

En tant qu’auteur, votre don est celui d’observation. Tout ce que vous voyez et vivez est une source d’inspiration. Vous ne vous en rendez peut-être même pas compte. Ça été mon cas pendant longtemps. J’analysais inconsciemment tout ce que je voyais, ce que j’entendais, ce que je ressentais, ce que je vivais. Même en regardant un film ou une série, en jouant à un jeu vidéo, ou en lisant un livre. Soudain, des idées surgissent à la simple vue d’un paysage, d’une scène, d’un personnage. Et parfois ça n’a rien à voir avec ce que je suis en train de voir ou de lire. Je crois que le cerveau extrapole, pour s’approprier les choses, pour tenter d’apporter une réponse, ou se rassurer.

2. Comment organiser ses idées ?

Bon, maintenant que vous avez toutes ces idées, qu’allez-vous en faire ? Vous pouvez utiliser un carnet ou une application mémo sur le téléphone ou un logiciel comme trello par exemple. Il vous suffit de hiérarchiser, ou de ranger chaque idée par catégorie : « personnages », « lieux », « émotions », « paysages », « créatures », « mondes » etc etc.

Vous pouvez aussi tenir un carnet ou un fichier par idée d’histoire. Par exemple admettons que vous souhaitez participer à un appel à texte qui aurait pour thème… les ténèbres. Bon c’est vaste, mais souvent les AT le sont. Alors les ténèbres. Commencez par lister tout ce qui vous vient sur le sujet. Les synonymes, les antonymes, tout ce que cela vous évoque. Peut-être des personnages s’imposeront à vous. Notez tout ce qui vous vient. Viendra ensuite le moment de faire des choix. Mais au moins vous aurez toujours votre carnet d’idées sous la main, au besoin.

3. De l’idée au concept, à l’histoire.

Mais une idée, ce n’est pas un concept, encore moins une histoire.

Un concept, ce serait donc par exemple « un monde recouvert d’une jungle luxuriante, peuplé de créatures humanoïdes à la peau bleue recouverts de tatouages. ». On voit là que des idées se sont imbriquées les uns aux autres, cela donne un concept, un monde, éventuellement (vous aurez reconnu Pandora, dans Avatar de James Cameron). Pourtant, cela ne donne pas lieu à une histoire.

Pour qu’il y a ait histoire, il faut que vous ayez quelque chose à raconter. Et ce « quelque chose » en littérature, comme au cinéma, c’est le conflit. Sans le conflit pas d’histoire, ou tellement creuse qu’elle est inutile. Dans notre exemple le conflit c’est bien sûr l’arrivée des terriens avec leurs avatars de Na’vis, qui essaient de gagner la confiance des autochtones pour mieux les berner, un parfait exemple de l’humanité dans toute sa splendeur. Ce n’est pas le seul conflit du film bien sûr, il y a en a beaucoup d’autres, car vous devez garder en tête que chaque scène, chaque chapitre, chaque partie de votre roman, devra comporter du conflit. Petit ou grand, mineur ou majeur, interne ou externe, peu importe.

Voilà, maintenant que vous avez vos idées, que vous les avez organisé un minimum, que vous en avez dégagé un concept et peut-être même une idée d’histoire, nous verrons dans une future vidéo comment construire son synopsis de travail.

Merci d’avoir regardé cette vidéo, si celle-ci vous a plu, n’hésitez pas à mettre un pouce bleu, abonnez-vous et cliquez sur la petite cloche pour ne rien manquer des prochaines sorties. Je vous donne rendez-vous mercredi prochain pour vous parlez d’un de mes projets d’écriture.

Bybye 🙂

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