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Jour 26 : Cacher

 

Une fois le repas terminé, Tadeus, se sentant suffisamment en forme, donna son après-midi à sa fille. Georg et elle entreprirent d’emmener Rad’yo faire une balade à cheval dans la campagne environnante, pour profiter des rayons de soleil désormais plus doux. La télépathe put ainsi constater que les deux jeunes gens retrouvaient des couleurs et se montraient plus actifs en présence de l’astre du jour.

Moins d’une demi-heure plus tard, ils arrivèrent aux ruines où Rad’yo avait entraîné Georg lorsqu’il était enfant, afin de lui faire comprendre, notamment, combien maîtriser sa peur (des espaces réduits et des rongeurs) était aussi important que de développer ses forces.

Ils mirent pied à terre, dessellèrent, et laissèrent les chevaux brouter à l’envi. Le trio entra dans les ruines à ciel ouvert et s’installa sur un gros bloc de pierre. Là, Rad’yo sortit de sa besace une pile de parchemins à l’aspect ancien, sur lesquelles prenaient vie des esquisses au charbon et des écritures griffonnés à la hâte. Le bord de certaines pages semblait roussi.

— Qu’est-ce que c’est ?

— Une toute petite partie de votre histoire. Je les ai trouvés cachés sous une pile de vieux grimoires, dans les archives de la Guilde.

— La Guilde des Mages ?

Rad’yo acquiesça et leur tendit les parchemins.
Georg et Maëlys les observèrent de près, la tête parfois penchée sur un côté, puis de l’autre pour mieux observer le dessin, les yeux plissés par la concentration pour comprendre les mots quasiment illisibles. De nombreux symboles se devinaient, disséminés sur les pages.

— C’est quoi ? interrogea encore Maëlys qui ne comprenait pas ce langage.

— Ce sont des runes, lui répondit Rad’yo en quittant son perchoir.

Elle ramassa une brindille et traça une forme dans la terre humide. Quand elle eut terminé, le symbole s’illumina d’une lueur orangée pendant quelques secondes. Aussitôt, une flamme s’éleva de quelques centimètres et mourut, faute de combustible à consumer. Les deux jeunes écarquillèrent les yeux de surprise et ouvrirent la bouche, incapables de prononcer un mot.

— Je ne maîtrise pas le feu. Mais les runes peuvent aider un mage à faire appel à un élément qui n’est pas le sien. Il existe une rune pour lire dans les pensées. Une autre pour faire léviter les objets sans les toucher, et de nombreuses autres.

— La Guilde vous enseigne cette magie ? lui demanda Georg, impressionné.

— Bien sûr que non, mais…

— Quel rapport avec nous ? les coupa Maëlys qui se remit sur ses pieds à son tour.

Rad’yo jeta le bout de bois au loin et se frotta les mains pour en ôter la poussière et les résidus de terre.

— Les runes, c’est votre langage. C’est du ferynio.

— La langue des Enfers ?

Rad’yo hocha lentement la tête.

— Pourquoi on ne s’en souvient pas ?

— Il a dû se passer quelque chose dans votre ancienne vie… Au moment de votre dernière mort. Vous avez été brutalement séparés, si bien qu’une partie de votre mémoire a été altérée.

Georg et Maëlys échangèrent un regard complice qu’eux seuls pouvaient comprendre. Soudain, une explosion retentit dans le lointain et une épaisse fumée noire s’éleva dans le ciel.

— Le village ! s’écria Rad’yo. Il est attaqué !
Ils coururent seller leurs chevaux à la hâte, et poussèrent leurs montures, qui apprécièrent moyennement de se faire bousculer sur le chemin du retour.

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